Bon, je commence avec ce film là car c'est le premier que j'ai vu après la création du blog....c'est pas fameux mais je me rattraperai avec un meilleur article ultérieurement xDIMDBAllocinéAh que dire de cette superproduction estivale hormis que l'on s'étonnera d'y voir Steven Spielberg en producteur exécutif ? Que dire de ce blockbuster aussi rempli d'effets spéciaux que de testostérone ?
Eh bien tout d'abord que de l'histoire on ne retiendra que la banalité. En effet en poussant un peu le jeu de comparatifs, on y verra un Alien VS Predator grand public puisque leurs slogans se ressemblent étrangement : Leur guerre, notre monde. Le scénario aura donc pour seule petite originalité l'arrivée d'un gros méchant pas beau qui se transforme en Mirage 2000 à la fin du film. Sinon tout n'y est que clichés, longueurs, blagues qui ne parviennent au mieux qu'à faire esquisser un sourire puisqu'à l'image de Benjamin Gates, le montage a davantage provoqué mon hilarité. Pour résumer le film à ceux qui auraient raté son matraquage médiatique : deux clans de robots qui se transforment en véhicules directement inspirés de jouets s'affrontent sur la Terre pour récupérer un cube plein d'énergie en entraînant quelques humains dans leur bataille.
Du côté des acteurs, on aura la surprise de retrouve le Papa de Nicolas Cage dans benjamin Gates et sinon...néant. Shia Lebeouf n'est pas des plus convaincants et c'est à sa sidekick féminine que l'on devra le rôle le mieux joué, car oui mesdames, mesdemoiselles, messieurs qui me lisez, ce film entièrement masculin doit son meilleur rôle la femme ma plus présente du film ! on notera également les deux militaires qui ne s'en sortent pas trop mal alors que ce casting d'inconnus se retrouve noyés dans une pléiade d'effets visuels numériques.
Et parlons-en de ces effets spéciaux. On ne peut nier que leur réalisation soit assez spectaculaire. Seulement voilà, si la première scène décalque la rétine du spectateur et s'acharne sur ses tympans, au fur et à mesure que le film avance, ils en deviennent banals et on finit par les oublier ni les trouver impressionnant tant Michael Bay s'obstine à vouloir nous montrer combien ils sont bien faits avec les ralentis et les cadres impossibles que cela implique.
Du côté de la photographie, si tourner sur un fond bleu en permanence nécessite un grand directeur de la photo, eh bien ma foi, on peut dire qu'ici, il ne s'est pas trop raté. Cependant on pourrait se demander si le père Bay n'en fait pas un peu trop à vouloir situer son film en permanence au crépuscule. Alors bien sûr, les lever et coucher de soleils donnent généralement les meilleures images ou du moins les plus jolies, mais que la quasi-totalité de l'action se déroule entre 17 et 19h peut avoir quelque chose de lassant à la longue.
La longueur, eh bien elle est omniprésente ici, à l'image de la scène dans la maison du héros avec les Transformers autour qui prend rallonge sur rallonge avec des gags répétitifs et « tennis ». la longueur on la voit lors de l'ultime affrontement où notre bon vieux Michael Bay fait durer encore et encore l'ultime affrontement au point qu'on a l'impression qu'il a envie de détruire la ville entière (je n'ai pas pris le temps de repérer laquelle c'était).
Par ailleurs Michael Bay qui n'est pas un excellent réalisateur, disons-le franchement, joue la carte de l'autoréférence et avouons-le : c'est irritant ! Parce que venant d'un Quentin Tarantino ou d'un Robert Rodriguez, cela serait amusant, mais là, ça agace. Qu'un jeune homme s'exclame dans les rues « c'est mieux que dans Armaggaedon », qu'on retrouve les décors de The Island le temsp d'une courte scène étrangement similaire, ou enfin, que le fameux plan Bad Boys II « fusillade avec dialogues et mur au milieu et caméra qui tourne » revienne. Non. Vraiment, ça ne passe pas.
Enfin je terminerai par la musique qui si elle était, pour le score, placée dans un film qui en vaudrait le détour, ne serait pas désagréable, mais les ronflements de la musique de Steve Jablonsky viennent donner un côté ridicule à l'aventure. Lorsque ce cher Steve ne compose pas, Michael Bay prend alors dans les groupes du moments ce qu'il aime, et nous offre une compil The Used, The Smashing Pumpkins, Linkin park et compagnie...Assez cliché somme toute et apportant un second degré qui n'est absolument pas présent dans le film.
Bref, Transformers en matière de blockbuster estival, même si je le démonte, se laisse regarder, même si ce n'est pas du grand art. A noter que ce film a été fait pour le cinéma et sur un petit écran et sans installation sonore digne de ce nom, il en devient vite long et fade.