Welcome My Lords, To Isengard !

Welcome My Lords, To Isengard !
Pour tous ceux qui ne l'auraient pas reconnue, la citation qui me sert ici de titre est tout droit tirée du Seigneur des Anneaux et d'aucun se diront alors : Carl Denham, le Seigneur des Anneaux, Peter Jackson....mais alors ce mec est fermé d'esprit au possible ! Il ne jure que par LUI !

Eh bien non, il y a juste qu'il y a des films qui vous marquent et à films marquants, conséquences sur la mémoire, et c'est donc instinctivement on se retrouve à sortir des phrases instinctivement parce qu'on les connaît par coeur !
Voici donc, chers voyageurs, l'introduction de ce nouveau blog qui je l'espère vous plaira. non je ne m'épancherai pas ici en longs discours sur "le cinéma j'adore ça depusi le jour où on a misune bobine de Charlot dans mon berceau à côté de moi !" et si j'ai commencé par une adaptation d'une trilogie littéraire fantastique conronnée de succès, eh bien c'est tout simplement que ma véritable passion pour le cinéma et tous les domaines de l'audiovisuel s'est réellement déclarée à la sortie de ce film !

Pour faire dans la brièveté, et je ne vais pas y aller par quatre chemins, ici vous trouverez en revanche de longues critiques et de longs discours, des articles que j'essaierai au maximum de rendre agréables à lire, mais si la vue de plus de 15 lignes sur un film dans un language un peu travaillé vous offusque, je crois bien que vous pouvez d'ores et déjà passer votre chemin.

En revanche sur ce blog si vous trouvez des articles sur des acteurs, ce ne sera certainement pas ceux que l'on voit souvent et qui jouissent à l'heure actuelle d'une notoriété à la croissance exponentielle . De même vous ne trouverez pas une énième éloge des Trainspotting, Requiem For A Dream et Fight Club car même s'il est bien à la mode de les déclarer comme "cultes" ils ne m'ont guère plus touché. Enfin si vous cherchez des critiques qui sont toutes noires ou toutes blanches avec des notations à étoiles, vous pouvez fermer cette fenêtre car je ne me consacre qu'aux nuances de gris !

Sur ce, bonne visite !

* En littérature, il y a beaucoup de passé et un peu de futur, mais il n'y a pas de présent. Au cinéma, il n'y a que du présent qui ne fait que passer. *
Jean-Luc Godard

# Posté le dimanche 09 mars 2008 08:00

De la présentation des articles

Très rapidement un petit mot sur la présentation des critiques :

- Généralement une affiche ou une autre photo du film si je la trouve plus représentative
- Des liens vers IMDB ou Allociné qui recensent très bien à mon goût toutes les caractéristiques du film, nul besoin alors de m'épancher sur la durée du film ou quel est le directeur de la photographie voire l'année de production. Je les citerai si j'en éprouve le besoin.
- La critique en elle-même.

Voilà voilà !
Vous voici à présent parés pour l'abordage !


Par ailleurs : la Publicité, c'est sur cet article exclusivement !
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# Posté le mardi 18 mars 2008 08:40

Modifié le mardi 18 mars 2008 08:56

TRANSFORMERS

TRANSFORMERS
Bon, je commence avec ce film là car c'est le premier que j'ai vu après la création du blog....c'est pas fameux mais je me rattraperai avec un meilleur article ultérieurement xD

IMDB
Allociné

Ah que dire de cette superproduction estivale hormis que l'on s'étonnera d'y voir Steven Spielberg en producteur exécutif ? Que dire de ce blockbuster aussi rempli d'effets spéciaux que de testostérone ?
Eh bien tout d'abord que de l'histoire on ne retiendra que la banalité. En effet en poussant un peu le jeu de comparatifs, on y verra un Alien VS Predator grand public puisque leurs slogans se ressemblent étrangement : Leur guerre, notre monde. Le scénario aura donc pour seule petite originalité l'arrivée d'un gros méchant pas beau qui se transforme en Mirage 2000 à la fin du film. Sinon tout n'y est que clichés, longueurs, blagues qui ne parviennent au mieux qu'à faire esquisser un sourire puisqu'à l'image de Benjamin Gates, le montage a davantage provoqué mon hilarité. Pour résumer le film à ceux qui auraient raté son matraquage médiatique : deux clans de robots qui se transforment en véhicules directement inspirés de jouets s'affrontent sur la Terre pour récupérer un cube plein d'énergie en entraînant quelques humains dans leur bataille.

Du côté des acteurs, on aura la surprise de retrouve le Papa de Nicolas Cage dans benjamin Gates et sinon...néant. Shia Lebeouf n'est pas des plus convaincants et c'est à sa sidekick féminine que l'on devra le rôle le mieux joué, car oui mesdames, mesdemoiselles, messieurs qui me lisez, ce film entièrement masculin doit son meilleur rôle la femme ma plus présente du film ! on notera également les deux militaires qui ne s'en sortent pas trop mal alors que ce casting d'inconnus se retrouve noyés dans une pléiade d'effets visuels numériques.

Et parlons-en de ces effets spéciaux. On ne peut nier que leur réalisation soit assez spectaculaire. Seulement voilà, si la première scène décalque la rétine du spectateur et s'acharne sur ses tympans, au fur et à mesure que le film avance, ils en deviennent banals et on finit par les oublier ni les trouver impressionnant tant Michael Bay s'obstine à vouloir nous montrer combien ils sont bien faits avec les ralentis et les cadres impossibles que cela implique.
Du côté de la photographie, si tourner sur un fond bleu en permanence nécessite un grand directeur de la photo, eh bien ma foi, on peut dire qu'ici, il ne s'est pas trop raté. Cependant on pourrait se demander si le père Bay n'en fait pas un peu trop à vouloir situer son film en permanence au crépuscule. Alors bien sûr, les lever et coucher de soleils donnent généralement les meilleures images ou du moins les plus jolies, mais que la quasi-totalité de l'action se déroule entre 17 et 19h peut avoir quelque chose de lassant à la longue.
La longueur, eh bien elle est omniprésente ici, à l'image de la scène dans la maison du héros avec les Transformers autour qui prend rallonge sur rallonge avec des gags répétitifs et « tennis ». la longueur on la voit lors de l'ultime affrontement où notre bon vieux Michael Bay fait durer encore et encore l'ultime affrontement au point qu'on a l'impression qu'il a envie de détruire la ville entière (je n'ai pas pris le temps de repérer laquelle c'était).

Par ailleurs Michael Bay qui n'est pas un excellent réalisateur, disons-le franchement, joue la carte de l'autoréférence et avouons-le : c'est irritant ! Parce que venant d'un Quentin Tarantino ou d'un Robert Rodriguez, cela serait amusant, mais là, ça agace. Qu'un jeune homme s'exclame dans les rues « c'est mieux que dans Armaggaedon », qu'on retrouve les décors de The Island le temsp d'une courte scène étrangement similaire, ou enfin, que le fameux plan Bad Boys II « fusillade avec dialogues et mur au milieu et caméra qui tourne » revienne. Non. Vraiment, ça ne passe pas.

Enfin je terminerai par la musique qui si elle était, pour le score, placée dans un film qui en vaudrait le détour, ne serait pas désagréable, mais les ronflements de la musique de Steve Jablonsky viennent donner un côté ridicule à l'aventure. Lorsque ce cher Steve ne compose pas, Michael Bay prend alors dans les groupes du moments ce qu'il aime, et nous offre une compil The Used, The Smashing Pumpkins, Linkin park et compagnie...Assez cliché somme toute et apportant un second degré qui n'est absolument pas présent dans le film.

Bref, Transformers en matière de blockbuster estival, même si je le démonte, se laisse regarder, même si ce n'est pas du grand art. A noter que ce film a été fait pour le cinéma et sur un petit écran et sans installation sonore digne de ce nom, il en devient vite long et fade.

# Posté le mardi 18 mars 2008 08:50

Modifié le dimanche 23 mars 2008 10:15

THE LAST OF THE MOHICANS (Le Dernier des Mohicans)

THE LAST OF THE MOHICANS (Le Dernier des Mohicans)
IMDB
Allociné

[align=center]Alors, par où commencer ?
Allez, par le scénario. Attention je risque de spoiler ceux qui ne l'ont pas vu ici. Elle a quelque chose d'original dans cette romance, certes entre Anglais élevé par les Indiens et une jeune anglaise, le tout dans un contexte de batailles pour la domination pour le Canada entre Anglais et Français. Certes cette histoire n'est pas sans rappeler un Pocahontas aux personnages inversés, toutefois, on se réjouira que l'eau de rose ne vienne pas dégouliner à tous bouts de champs, au même titre qu'on appréciera la complexité des enjeux qui poussent les personnages à faire des choix.

Les personnages eux sont bien campés (Daniel Day Lewis serai apparemment parti vivre en autarcie afin de s'imprégner du rôle). Le premier rôle féminin est fort et c'est, ma foi, très agréable. Mesdames et messieurs les scénaristes, par pitié, au Diable les potiches et les nunuches ! Oui, Cora a une personnalité forte, elle dit ce qu'elle pense quand son regard ne l'exprime pas. Parmi les personnages secondaires, on devine très vite, hélas, que la s½ur de Cora est destinée à mourir, notamment car elle est peu développée et c'est le seul personnage qui pêche réellement dans le tableau. Le père adoptif d'Oeil de Faucon est également sympathique et il l'est d'autant plus que, attention pour ceux qui n'ont pas vu le film, il est le dernier des Mohicans du titre.
Bref, tous ces personnages bénéficient du traitement Michael Mann des personnages, à savoir que jamais on n'entendra une voix off et qu'hormis leurs actes et leurs réactions, quand ils en ont, on n'en apprendra pas plus sur les personnages. Nul flash-back ici ou récits du passé hormis ce simple fait : Oeil de Faucon a été recueilli par un chef indien.

Ensuite en ce qui concerne la photographie, on n'a pas droit aux effets « caméra de nuit » auxquels Michael Mann nous a habitué pour ses derniers films. Cependant on trouvera quelques mises au point décor-premier plan qui sont assez typiques de son style. La lumière quant à elle, est traitée ici de façon assez naturelle et se marie avec les magnifiques paysages où le film a été tourné.

Enfin la musique. Si le thème principal marque bien les esprits et est très bien composé, en revanche, on pourra regretter le fait de sa répétition note à note sans dérives ou changements mélodiques notoires tout au long du film, ce qui finira sans doute par lasser. En revanche, le meilleur moment musical me paraît être le morceau « I will find you » chanté par Clannad et qui, dans cette trop grande répétition du thème, apparaît un peu comme libératrice et fait que j'ai d'autant plus apprécié le moment où elle se trouvait.

Et pour terminer, la fin, qui surprend tant elle arrive de façon brutale et nette, assez michaelmannienne dans son traitement puisqu'elle ne s'épanche pas en longs violons larmoyants ni épiques mais nous est donnée comme ça.

En bref, un film de Michael Mann et ça se voit, même si c'est dans des aspects assez subtils par rapport à ses récents films. Une excellente interprétation et un point négatif pour moi qui reste la répétitivité de la musique.

# Posté le mardi 18 mars 2008 08:55

Modifié le mardi 18 mars 2008 09:20

THE FRIGHTENERS (Les Ceux-qui font-peur-...bon ok.... Fantômes Contre Fantômes)

THE FRIGHTENERS (Les Ceux-qui font-peur-...bon ok.... Fantômes Contre Fantômes)
IMDB
Allociné


J'avais vu ce film il y a quelques années, lorsque le Seigneur des Anneaux n'était pas sorti et que le nom de Peter Jackson m'était totalement inconnu. C'est donc avec un regard changé que je l'ai revu. Ce film porte pour moi la marque de fabrique du réalisateur avant qu'il ne fasse Le Seigneur des Anneaux, aussi ne soyez guère étonnés de trouver ici de nombreux comparatifs avec Brain Dead ou Bad Taste (il me faudrait revoir Créatures Célestes pour me permettre de le citer également).

En ce qui concerne l'histoire, je vais tenter de la raconter très brièvement. Dans une petite ville des USA, les gens viennent à mourir d'infarctus de façon de plus en plus répétitive. Dans cette petite ville se trouve un médium chasseur de fantômes qui a le pouvoir de les voir et de communiquer avec eux et se sers de deux alliés pour terroriser les gens et ainsi gagner sa croûte. Il rencontre ainsi une jeune médecin marié dont le mari décède de la même façon que les autres et ce médium finit par découvrir qu'il peut voir les prochains morts sur la liste.

Cette petite histoire fourmille donc d'idées tant visuelles que narratives et on y retrouvera bien sûr, les mêmes profils de personnages que dans Brain Dead.
Pakita devient ainsi Patricia et ne doit son salut qu'à un Lionel transformé en Jack. Cependant ces braves gens qui ne devront leur salut qu'aux fantômes sont moins stupides que dans Brain Dead. On retrouve également la « tierce-personne agaçante », soit l'homme du FBI qui remplace l'oncle de Lionel mais qui a la même fonction : empêcher les héros d'atteindre leurs objectifs à cause de son ambition personnelle. En parlant de l'oncle de Lionel, on a le plaisir de le retrouver dans le rôle du commissaire sympatoche. Le reste du casting reste excellent bien qu'en permanence dans le surjeu typiquement « Jackson ». On retrouve d'ailleurs ce dernier dans un plan très rapide, bousculé par Michael J. Fox dans la rue.

Les références se multiplient et la plus évidente est sans doute celle à Full Metal Jacket dans le cimetière avec le personnage du gardien. On retrouve également l'idée très chaste des relations homme-femme de Peter Jackson dans les personnages de Jack et Patricia. Celle-ci s'accompagnant bien évidemment, comme un écho à Brain Dead, de l'idée malsaine de la sexualité montrée à l'écran. Je m'explique. Le seul sexe visible dans Brain Dead était dans les films pornographiques du père du héros, donc rien de bien glorieux voire même bien déshonorant pour un personnage mort adulé par son fils, mais aussi entre le prête et l'infirmière devenus zombies. Ici ce sont les fantômes qui font l'amour aux momies...donc pas particulièrement sain comme relation même si comme toujours, amené de façon comique.
A noter également la voiture de Michael J. Fox qui n'est autre que celle du représentant de Bad Taste.

A la musique, Danny Elfman s'en donne à c½ur joie pour taper dans les clichés du genre et si la partition ne marque pas plus les esprits, en revanche, elle accompagne très bien le film.

L'image de synthèse est ici utilisée à bon escient et en fonction du budget (qui était alors le plus gros que Peter Jackson ait eu), cependant les animateurs ayant compris qu'ils ne pourraient pas taper dans le réalisme, ont donné à la Mort par exemple, un côté cartoon tant dans le design que dans l'animation.

En résumé un très bon film dont je n'évoquerai pas la pléiade de bonnes idées qui en déborde car je ne voudrait spoiler personne.

# Posté le mardi 18 mars 2008 09:01

Modifié le dimanche 23 mars 2008 10:16